Sa
majesté des mouches (1954)
William
Golding (1911 - 1993) - Prix Nobel de littérature 1983
Genre :
aventure - 246 pages.
Suite
à un
accident d’avion, des enfants âgés de
six à douze ans se retrouvent livrés à
eux-mêmes dans une île du Pacifique. Ralph, un des
enfants les plus âgés,
accompagné de Porcinet, un gamin intelligent, grassouillet
et binoclard,
rassemble les survivants, parmi lesquels, Jack, le chef de file
d’une chorale,
en soufflant dans une conque.
Ralph
est
élu à la tête du groupe et Jack est
désigné comme responsable de la chasse. Un
tour de rôle est organisé afin
d’entretenir un feu allumé grâce aux
lunettes de
Porcinet dans le but de se faire remarquer des secours
éventuels.
Mais,
le
feu n’est pas entretenu, Ralph ne pense
qu’à ses cabanes et Jack à la chasse.
Des peurs irrationnelles s’installent, des
rivalités éclatent, Jack forme une
tribu et fait régner la peur, une idole est crée.
Les lunettes de Porcinet
deviennent une source de conflit entre les deux camps.
Que
vont
devenir Porcinet et Ralph ? Les enfants seront-ils
secourus ? Lisez
vite ce livre.
Le
début
semble paradisiaque (sable chaud, nourriture en abondance,
liberté), mais plus
l’intrigue progresse, plus l’atmosphère
devient pesante (disputes, peurs
irraisonnées, luttes pour le pouvoir).
Les
personnages possèdent des caractères
très marqués. Ralph est plutôt gentil,
beau et fort, c’est l’archétype du
héro dans lequel on s’identifie, Porcinet
est le gamin intelligent mais faible, Jack,
l’assoiffé de pouvoir, violent et
aventureux, Roger, le suiveur sanguinaire, Simon, le courageux. Ils
paraissent
crédibles, on pourrait tous les retrouver dans la cour de
récréation.
Si
on peut
considérer à la rigueur comme vraisemblable que
suite à la chute d’un avion
seul les enfants, c’est-à-dire les plus faibles
physiquement, survivent, il y a
par contre des invraisemblances impardonnables comme le fait
d’allumer le feu
avec des lunettes (essayez !) ou simplement prenez une lampe
de poche et
voyez comment se comporte le faisceau lumineux à travers une
loupe puis à
travers des lunettes… Ennuyeux pour un
élément clé du roman !
Ce
livre
m’a laissé un goût amer, car il
présente des jeunes comme moi sous un angle
diabolique. Je ne pense pas qu’un petit Hitler sommeille en
chacun de nous et
le Bill aurait mieux fait de laisser sont ordinateur portable
à pédales, de
prendre ses antidépresseurs et d’aller
à la pêche. Tiens, vous avez vu,
Ludwig